Comment fonctionne la boucle d’un agent ?

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Une boucle d’agent est plus simple que sa réputation : quelques dizaines de lignes suffisent. Savoir l’écrire de mémoire est un exercice fréquent en entretien.

Le déroulé

  1. On envoie au modèle l’objectif, l’historique et la liste des outils disponibles avec leur schéma d’arguments.
  2. Le modèle répond soit par un texte final, soit par une demande d’appel d’outil structurée.
  3. Si c’est un texte final, on s’arrête et on le retourne.
  4. Si c’est un appel d’outil, votre code l’exécute, et ajoute à l’historique la demande et son résultat.
  5. On retourne à l’étape 1.

Le point important : le modèle n’exécute rien. Il émet une intention structurée, et votre code décide de l’honorer ou pas. C’est là que passent tous les contrôles.

Ce qui constitue l’historique

À chaque tour, le contexte envoyé contient l’invite système, l’objectif, puis l’alternance des demandes d’outils et de leurs résultats. Le modèle est sans état : c’est cet historique reconstitué à chaque appel qui lui donne l’impression de continuité.

Conséquence directe et souvent sous-estimée : le contexte grossit à chaque tour, et avec lui le coût et la latence. Un agent à vingt tours peut coûter cent fois un appel simple, parce qu’il relit tout à chaque fois.

Les conditions d’arrêt, qui sont le vrai sujet

Une boucle sans garde-fous ne finit pas toujours. Il en faut plusieurs, simultanément :

  • Un nombre maximal de tours. Non négociable. Dix à vingt pour la plupart des tâches.
  • Un budget de jetons ou d’argent, vérifié à chaque tour.
  • Un délai maximal, sur l’ensemble de l’exécution et non par appel.
  • La détection de répétition : le même outil, avec les mêmes arguments, deux fois de suite, signale que l’agent est bloqué. On interrompt plutôt que d’attendre le plafond.
  • Une sortie explicite en cas d’échec. L’agent doit pouvoir déclarer qu’il n’y arrive pas. Sans cette issue, il persiste et invente.

Un candidat qui mentionne les quatre premiers points a répondu correctement ; celui qui mentionne les deux derniers a déjà exploité un agent en production.

Ce qu’il faut ajouter pour que ce soit exploitable

  • La journalisation de chaque tour : décision, arguments, résultat, jetons consommés. Sans cette trace, un agent est indéboguable — c’est la première chose que je construis, avant même le deuxième outil.
  • Le traitement des erreurs d’outil : renvoyer le message d’erreur au modèle plutôt que de faire échouer la boucle. Un agent corrige souvent son appel au tour suivant.
  • L’exécution en parallèle des appels indépendants, quand le modèle en demande plusieurs à la fois.
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